Ribeauvillé, pionnière des technologies de pressurage et de vinification
Dire que la Cave de Ribeauvillé a toujours eu le goût de la modernité, ce n’est pas un vain mot. Dès la fin des années 1950, la cave fait venir ses premiers pressoirs pneumatiques, révolutionnant le pressurage traditionnel à la force des bras. Plus doux, plus précis, ces outils permettent d’extraire la quintessence du raisin tout en respectant sa délicatesse. Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.
- Pressurage pneumatique dès les années 1960
- Maîtrise précoce du froid pour conserver la pureté aromatique des jus
- Refroidisseurs de cuves, thermorégulation généralisée dans les années 1980
- Élevage sur lies fines, systématisé pour apporter gras et complexité
Dans les années 1980, la cave investit dans la thermorégulation, une avancée cruciale pour la maîtrise des fermentations et donc de la typicité des vins ; c’est l’époque où l’Alsace s’affirme sur l’aromatique de ses cépages. L’emploi systématique de l’élevage sur lies fines, puis la mise en place de la vinification “parcellaire”, permettent à chaque terroir et à chaque cépage d’exprimer sa personnalité. Cette approche, novatrice pour une coopérative, séduit rapidement les amateurs en quête d’authenticité.
Le pari de la vinification parcellaire
À Ribeauvillé, la philosophie est claire : pas question de mélanger à tout-va les raisins de différentes parcelles. Dès les années 2000, chaque lot est vinifié séparément, selon son origine et ses caractéristiques. C’est ce qu’on appelle la vinification parcellaire.
Le résultat ? Des cuvées “signature” où l’identité du terroir, la main du vigneron et l’expression du millésime sont valorisées. Aujourd’hui, ce sont 8 Grands Crus différents (Geisberg, Kirchberg, Osterberg, Altenberg de Bergheim…) et une dizaine de terroirs remarquables qui sont ainsi mis en lumière année après année.