Les secrets du style Crémant d’Alsace : cépages, terroirs et savoir-faire
La magie du Crémant d’Alsace ne tient pas qu’au dosage. Il y a d’abord la mosaïque des cépages : Pinot blanc, Auxerrois, Pinot gris, Riesling, voire Chardonnay (autorisé depuis 2010), et Pinot noir pour les rosés. Chaque vigneron cisèle son assemblage, porte son terroir et sa patte derrière chaque bulle.
Sur les gravillons du Ried, les granites de la Vallée de Munster ou les calcaires du Piémont, le Crémant d’Alsace se nourrit de la diversité du sol, la restituant par une fraîcheur droite ou une amplitude charmeuse, toujours rehaussée de cette acidité naturelle si précieuse pour la bulle.
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La méthode traditionnelle (la même qu’en Champagne) : fermentation en bouteille, élevage sur lies, remuage et dégorgement. Cette exigence explique la finesse et la longueur des Crémants d’Alsace.
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Un élevage minimum de neuf mois sur lattes : le temps de l’intimité entre vin et levures, où les arômes s’arrondissent et les perles deviennent crémeuses.
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La fraîcheur du climat alsacien : septentrional sans excès, il préserve l’acidité, gage de nervosité et de longévité (source : Vins Alsace).
Autant de facteurs qui influencent le profil gustatif du crémant… selon que le vigneron choisit de le présenter brut, extra-brut ou demi-sec.