Un savoir-faire encore perfectible… et prometteur
Au fil des millésimes, la macération pelliculaire a permis à certains vignerons d’imposer leur griffe. On pense à Zind-Humbrecht, Kreydenweiss, ou encore aux jeunes pousses du collectif “Les Vins Pirouettes”, emmenés par Christian Binner. Il n’y a pourtant pas de recette universelle : ce qui fonctionne sur un muscat en 2021 sera peut-être à repenser en 2023, selon la maturité du raisin, son état sanitaire, et même l’humeur du vigneron.
Certaines années, une pluie automnale ou une récolte hétérogène peuvent rendre la macération risquée (risques de trichloroanisole, d’oxydation excessive, ou de goûts “verts”). L’attention à l’hygiène, la réactivité au chai et la dégustation à chaque étape restent les meilleures alliées.
Les domaines d’Alsace sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à mentionner la macération pelliculaire sur les fiches techniques, quitte à expliquer leur démarche lors des dégustations privées ou “portes ouvertes”. C’est souvent le point de départ de discussions enflammées et de découvertes passionnantes.