Aux sources de l’identité : terroirs, cépages et exigences
L’AOC Alsace va bien au-delà d’un simple label administratif. C’est l’expression de terroirs multiples. La région compte une mosaïque de sols : argilo-calcaires, granitiques, schisteux, gréseux… Plusieurs études (dont celle de l’IFV-Alsace, 2022) dénombrent plus de 13 principaux types de terroirs rien qu’en Alsace, chaque relief et chaque parcelle ayant son mot à dire sur le vin.
C’est aussi une affaire de cépages. Ici, il n’existe pas d’assemblage dans l’AOC Alsace classique : chaque vin met en avant l’expression pure d’un cépage et de son terroir.
- Le Riesling, roi de l’Alsace, droit et ciselé
- Le Gewurztraminer, exubérant, épicé, qui emballe le nez
- Le Pinot Gris, ample, charmeur, légèrement fumé
- Le Pinot Blanc, subtil, frais, compagnon des apéritifs
- Le Muscat, croquant, aux arômes de raisin frais
- Le Pinot Noir, le seul rouge, en pleine montée qualitative
- Le Sylvaner, frais, désaltérant, compagnon des tartes flambées
Au total, ce sont plus de 90% de vins blancs, une singularité française.
Dans le cahier des charges de l'AOC Alsace (source : INAO) :
- Densité minimale de plantation : 4 000 pieds/ha
- Rendement maximal : 80 hl/ha pour la plupart des cépages
- Vins issus de raisins vendangés à la main dans le cas des Vendanges Tardives et Sélections de Grains Nobles
- Analyse sensorielle systématique avant commercialisation