Dans le détail : nuances selon le cépage et le terroir
Chaque Grand Cru est un monde, chaque cépage une aventure. Détour par quelques binômes emblématiques…
Riesling et minéralité vibrante : l’exemple du Schlossberg
Sur les coteaux granitiques du Schlossberg (le premier Grand Cru reconnu dès 1975), le Riesling est roi. Le résultat ? Un vin aux arômes cristallins, taillé pour la garde, qui se distingue par ses notes d’agrumes confits et ses accents pierreux persistants. Une tension en bouche — certains parlent de “fil conducteur” — qui s’adoucit avec le temps pour offrir une palette de fruits jaunes et une finale saline presque sapide.
Gewurztraminer et largeur aromatique : le terroir du Furstentum
Dans le Furstentum, où les sols calcaires profonds retiennent l’humidité, le Gewurztraminer s’exprime dans des arômes puissants de rose, litchi, fruits confits, mais sans perdre une belle fraîcheur. En bouche, l’attaque est généreuse, puis laisse place à une sensation de rondeur épicée, jamais lassante, soutenue par une acidité discrète mais présente.
Pinot Gris : profondeur et noblesse sur le Brand
Sur les coteaux granitiques du Brand à Turckheim, le Pinot Gris s’impose par sa matière enveloppante et sa palette aromatique : prune jaune, miel d’acacia, pointe de fumé. En fin de bouche, la présence d’une fine amertume est un marqueur du terroir, offrant de la longueur et de la tenue au vin.