Reconnaître un Pinot Gris sec ou moelleux : la dégustation à l’épreuve
À l’œil : une robe trompeuse ?
La couleur du Pinot Gris est souvent intense, tirant vers le jaune doré. Une surprise pour celles et ceux qui s’attendent à la pâleur du Riesling ! Pourtant, la nuance ne renseigne guère sur la sucrosité. Les deux styles peuvent partager cette robe séduisante. Il faut donc aller plus loin.
Au nez : la promesse d’une alliance
La grande force du Pinot Gris, c’est son intensité aromatique : poire mûre, quetsche, fruits à noyau, miel, pointe fumée, épices douces... Un nez parfois déjà généreux, même en sec. Un moelleux poussera plus loin les notes de fruits confits, pâte de coing, voire marmelade, mais la frontière reste subtile.
En bouche : la vérité du palais
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Pinot Gris sec : attaque vive, équilibre axé sur la fraîcheur, finale nette, sapide avec parfois une élégante amertume et une impression saline typiquement alsacienne. L’alcool, souvent autour de 13-14%, n’apporte pas de sensation de sucrosité.
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Pinot Gris tendre à moelleux : volume plus ample, onctuosité délicate en bouche, perception d’une douceur nette mais pas étouffante, l’acidité du cépage évitant l’effet « lourdeur ». Longueur aromatique impressionnante, avec une persistance sur le fruit et le miel.
Petit « truc de vigneron » : faire tourner le vin dans le verre puis observer les « larmes » (ou jambes du vin) ; plus elles sont lentes et épaisses, plus le vin est riche en sucre et en alcool, indice supplémentaire (sans être infaillible).