L'histoire vivante du Muscat en Alsace
Impossible d’évoquer le Muscat sans faire un détour par l’histoire. Dans le grand carrousel des cépages alsaciens, le Muscat occupe une place singulière et un peu espiègle. Il porte en lui les traces d’un riche passé, planté dès le XVI siècle sur les coteaux ensoleillés, convoité pour ses arômes exubérants et sa fraîcheur printanière. Selon l’Interprofession des Vins d'Alsace, si le Muscat était autrefois répandu, il ne représente aujourd’hui qu’environ 2,3 % de l’encépagement régional, bien loin du Riesling ou du Gewurztraminer.
Le Muscat alsacien, c’est en réalité deux variétés : le Muscat à petits grains (Muscat blanc à petits grains et Muscat rose à petits grains, connu sous le nom de "Muscat d’Alsace") et le Muscat Ottonel, arrivé au XIX siècle dans le paysage viticole français. L’assemblage de ces deux variétés, autorisé par l’AOC Alsace depuis 1962 (INAO), confère au vin une palette aromatique unique, entre finesse et générosité.